Autour d'une
bouteille.

Le tout expliqué en 4 capsules vidéos
informatives et éducatives.

 
05.11.2020

Le système de consigne


Après avoir rencontré plusieurs acteurs qui contribuent au déploiement du système de consigne et à son impact sur l’économie québécoise, notre dernière capsule s’intéresse à l’importance du retour de la consigne comme vecteur d’une économie verte, mais surtout d’un modèle économique à la fois circulaire et responsable.

Rapporter sa consigne pour contribuer à l’émergence d’une économie circulaire

Le CRM (contenant à remplissage multiple) est un exemple parfait d’emballage conçu en fonction d’une économie circulaire, notamment parce que la majorité de ses impacts environnementaux ne sont associés qu’à la manufacturation du produit. Le système de récupération de la consigne est très efficace, non seulement grâce à l’incitatif économique qui encourage les gens à rapporter les contenants consignés, mais également parce qu’on sait que le contenant sera recyclé à 100 %, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas des autres types de matière qui se retrouvent dans le bac bleu.

Remplissage x15 bouteille consigne système

 

Rapporter sa consigne, c’est donc passer d’un mode de consommation dit « linéaire » (acheter, consommer, jeter) à un mode « circulaire » grâce à l’achat de produits faits avec des matières durables, qui sont éventuellement réintroduites à la fin de leur vie utile dans le cycle de production.

Pour un système optimal, il est primordial que les détaillants, les brasseurs et les producteurs de bouteilles mettent la main à la pâte et que le secteur public continue d’appuyer nos producteurs d’ici.

Rapporter sa consigne : l’indifférence des uns fait le bonheur des autres!

Pour certaines personnes, l’incitatif économique lié au fait de rapporter l’objet consigné (de 0,05 $ à 0,20 $ par contenant) n’est pas suffisant alors que, pour d’autres, il peut se révéler être un moyen de financement aussi essentiel qu’intelligent. Comme quoi, le retour de la consigne au Québec entraine des impacts positifs qui ne se limitent pas à l’environnement.

Prenons pour exemple la Coopérative Les Valoristes, qui a pour mission d’épauler les personnes qui collectent des contenants consignés dans les rues de Montréal et Québec. Un valoriste, c’est une personne éprouvant des difficultés à intégrer ou à réintégrer le marché du travail traditionnel et qui récolte les matières consignées, recyclables et réutilisables afin d’en tirer un revenu d’appoint. Visitez leur site Web pour en apprendre plus sur cette coopérative!

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Vous avez un projet en tête et besoin d’un coup de pouce pour une campagne de financement, pensez à la consigne!

Si vous désirez en apprendre plus sur les méthodes de financement reliées à la consigne, consultez la section complète consacrée au sujet sur notre site Web.

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29.10.2020

Le retour des contenants consignés


Un geste essentiel dans le processus de consignation

Lorsque vous rapportez votre bouteille consignée en magasin, savez-vous ce qui arrive à celle-ci en arrière-boutique?

Or, les détaillants sont un intermédiaire incontournable dans notre système de valorisation de la consigne actuel. Ceux-ci agissent à titre d’intermédiaire entre le consommateur et les producteurs de bière et c’est de leur contribution que nous souhaitons parler dans cette troisième capsule de la série.

 

La danse d’une bouteille entre le consommateur et son détaillant favori en sept étapes faciles :

  1. Le producteur fabrique, remplit et apporte la bouteille chez le détaillant.
  2. Le détaillant place le produit sur la tablette.
  3. Le consommateur achète le produit chez le détaillant.
  4. Le consommateur termine sa bière et la rapporte chez le détaillant au comptoir de service.
  5. Le détaillant l’entrepose et prend le soin de faire le tri des différents contenants.
  6. Enfin, le producteur (brasseur) vient reprendre les bouteilles pour les réutiliser dans sa chaîne de production/valorisation.
  7. La suite, on la connaît. (Sinon, voir l’épisode 1)

À travers ces sept étapes, on comprend qu’il s’agit d’un énorme système de gestion qui s’organise entre les producteurs, les consommateurs et les détaillants. Avec plus d’un milliard de contenants consignés récupérés par année, les types de bouteilles multiples et l’état dans lequel les bouteilles sont parfois rapportées chez les détaillants, tout le monde doit mettre la main à la pâte!

Qu’est-ce que je peux faire pour faciliter la vie des détaillants lorsque je rapporte mes bouteilles de bière?

En tant que consommateurs, nous pouvons tous faire une différence pour faciliter le travail des détaillants. Voici quelques exemples faciles à mettre en pratique et qui font une énorme différence :

  • Après la consommation, laver la bouteille pour y enlever les résidus.

En effet, lorsque le consommateur nettoie la bouteille après utilisation, il facilite la manipulation du détaillant avant qu’elles soient récupérées par les producteurs pour réutilisation.

  • Retirer tout ce qui pourrait se trouver dans la bouteille après utilisation.

Trop souvent, les détaillants retrouvent divers déchets dans les bouteilles rapportées. Que ce soit des mégots de cigarettes, des étiquettes ou des bouchons de bière, les détaillants doivent s’assurer que rien ne se retrouve dans les bouteilles avant la récupération. Vider la bouteille est un geste simple, mais qui compte énormément dans la balance.

  • Remettre les bouteilles dans les boîtes en carton d’origine.

En remettant les bouteilles dans des boîtes en carton, on s’assure qu’elles sont déjà en ordre et qu’elles n’auront pas été mélangées les unes avec les autres ou souillées. En plus, on s’assure que les bouteilles ne seront pas cognées ni abimées dans le transport, un bénéfice énorme pour les CRM (contenants à remplissage multiple) qui auraient d’autres vies devant eux!

En rapportant la bouteille là où elle a été achetée, on s’assure que notre détaillant favori reprendra notre contenant, tout en complétant nos achats.

Capsule 3 détaillant retour

Source : Annie Paquette, directrice chez Pasquier, Saint-Jean-sur-Richelieu.


Pour en savoir plus 

Vous souhaitez simplifier la vie de vos détaillants préférés? Consultez notre vidéo de formation qui vous montrera comment trier efficacement les bouteilles consignées et testez ensuite vos connaissances en vous rendant ici. Vous verrez, c’est plus facile qu’on ne le pense!

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22.10.2020

La bière et la bouteille


La bière existe depuis bien longtemps, mais la façon de contenir ce savoureux nectar dans une bouteille de verre est relativement récente. Les barils existent encore mais, pour la consommation personnelle, c’est surtout la bouteille et la canette qui sont privilégiées. Apprenons-en plus sur ce qui entoure le choix du contenant avec nos trois intervenants de cet épisode.

Comment faire une bière?

De La Barberie au Trou du Diable jusqu’aux grands brasseurs, la fabrication une bière est sensiblement la même :

  1. Réaliser une mouture en brisant le malt pour accéder aux sucres de la céréale, l’amidon.
  2. Infuser les sucres du malt dans l’eau chaude pour l’obtention d’un mélange, aussi appelé « maische ».
  3. Séparer les grains (la drêche) du jus de céréales (le moût) en filtrant le tout.
  4. Faire bouillir le moût afin pour stériliser la mixture.
  5. Pendant que ça bout, parfumer la bière avec le houblon. C’est aussi là qu’on ajuste l’amertume.
  6. Refroidir le jus sucré rapidement pour protéger la bière des contaminations extérieures.
  7. Mettre les levures dans le moût à température ambiante pour faire fermenter.
  8. Attendre — idéalement deux semaines minimum.
  9. Et enfin, embouteiller !

Le saviez-vous?

Il existe actuellement plus de 260 microbrasseries au Québec (octobre 2020), dont 70 se définissent comme des artisans brasseurs.

En 2018, il s’est vendu pas loin de 2 200 millions de litres de bière au Canada, dont 26 % au Québec. Ça en fait de la bouteille à remplir et à consigner!

Canettes et bouteilles : chaque occasion est bonne

Bien qu’un nombre quasiment infini de types de bières puisse être brassé, une fois que vous avez fait votre bière, le choix du contenant, lui, devrait être assez limité. Les canettes peuvent être pratiques pour votre sortie en plein air ou sur le bord d’une piscine. En contrepartie, la bouteille de bière à remplissage multiple (CRM) est un modèle exemplaire d’économie circulaire. C’est carrément le contenant avec la meilleure performance environnementale!

Dans l’industrie brassicole du Québec, nous comptons plusieurs types de CRM à la disposition des brasseries et des microbrasseries pour embouteiller leur bière :

  1. La bouteille standard de l’industrie (BSI) de couleur brune de 341 ml.
  2. La bouteille standard de l’industrie (BSI) transparente de 341 ml des brasseries Sleeman.
  3. La bouteille plus cossue de 500 ml, ou ALE 500 ml, très prisée des microbrasseries.
  4. La bouteille plus effilée de 500 ml, surnommée la BN050, idéale pour la refermentation en bouteille.
  5. Le growler, ou cruchon de bière, un format parfait pour les amateurs de bière qui contient 900 ml et plus, selon la brasserie.
  6. La bouteille 1,18 L de couleur brune.

Contenant à remplissage multiple CRM industrie brassicole québec

Remplie au Québec, bue au Québec, consignée au Québec!

La bouteille brune, comme vue dans l’épisode 1, est fabriquée au Québec. Ce qui veut dire qu’une bière achetée, bue et consignée au Québec continuera son cycle au Québec avant de retourner sur les tablettes. Quand on parle d’économie circulaire, c’est à ça que l’on fait référence.

L’essentiel repose entre vos mains pour la rapporter chez le détaillant. Sinon, impossible de savoir où pourrait se retrouver ta bouteille : aux États-Unis, en mer ou même dans l’espace !

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19.10.2020

Le cycle de la bouteille de verre au Québec


Au-delà de la vie et de la mort de la bouteille de verre, c’est tout un écosystème et une histoire qui entourent la consigne d’aujourd’hui. C’est tout un savoir-faire québécois qui vaut la peine d’être connu, par son impact quotidien sur l’environnement et sur l’économie de la province.

La bouteille brune de 341 ml est un exemple de CRM, ou contenant à remplissage multiple. C’est un contenant dont les caractéristiques et les propriétés font en sorte qu’il puisse être réutilisé jusqu’à 15 fois aux fins pour lesquelles il a été conçu à l’origine.

CRM

 

Le CRM diffère du contenant à remplissage unique (CRU). Ce contenant tel que mis en marché est, pour sa part, fait d’aluminium, de verre ou d’un même type ou d’une même catégorie de plastique, ou un contenant désigné comme recyclable par RECYC-QUÉBEC. Qu’il s’agisse d’une canette ou d’une bouteille en verre, dès que le contenu est à base de malt, le contenant doit être retourné chez le détaillant pour prendre le chemin de la valorisation de la matière.

CRU

Chemin de la valorisation, de quoi parle-t-on exactement ?

Lorsqu’on parle de « chemin de la valorisation », on trace l’ensemble de l’itinéraire d’une bouteille au cours de sa durée de vie.

chemin-de-la-valorisation (2)

 

Une refonte toute québécoise !

La bouteille brune bue à travers le Canada est faite à l’usine Owens-Illinois à Montréal. Près de 1 000 000 bouteilles sont produites chaque jour. L’usine de Montréal est importante pour le Québec : c’est plus de 400 employés syndiqués et plus de 20 M$ en retombées économiques pour le Québec.

La bouteille est toujours fabriquée au Québec. On stimule donc toujours l’économie québécoise, tout en réduisant notre empreinte écologique.

 

Comment créer une bouteille de verre :

(attention : à ne pas reproduire à la maison !) 

  1. Mélanger les matières premières : le sable, le calcaire et le bicarbonate de soude ; 
    Le sable utilisé provient d’une carrière à Saint-Canut, au Québec !
  2. Ajouter un peu de carbone pour colorer le verre brun, et du verre recyclé (aussi appelé « calcin ») pour l’environnement ;
  3. Mettre au four à 1 500 °C pendant 36 heures ;
  4. Une fois sortie du four, acheminer le verre fondu dans les machines de formage par gravité et mettre en goutte selon la grosseur du contenant ;
  5. Diriger la goutte de verre fondue dans un moule pour le prémoulage pour y donner la forme de la bouteille désirée et mettre en forme le goulot ;
  6. Transférer la goutte préformée dans un moule final ;
  7. Souffler le verre pour que la bouteille prenne sa forme ;
  8. Remettre la bouteille au four pour finaliser et chauffer l’extérieur du contenant afin qu’il refroidisse en même temps que l’intérieur de la bouteille, pour ne pas créer de stress et solidifier la bouteille ;
  9. Procéder à l’inspection du produit final ;
  10. Mettre en boîte et déposer sur des palettes.

Et voilà ! Votre bouteille est prête à être remplie de votre bière favorite.

 

Quelques statistiques intéressantes

5 % : À chaque fois que 10 % de verre recyclé est introduit dans la fabrication d’une bouteille, l’usine diminue ses émissions de CO2 de 5 %.

60 % : Pourcentage que nous utilisons de bouteilles recyclées pour en fabriquer de nouvelles.

100 % : Pour les contenants à remplissage unique (CRU), l’aluminium suit un canal de valorisation qui fait en sorte que 100 % de l’aluminium est réutilisable à l’infini.

 

Le saviez-vous ?

Il existe au Québec un système mixte de gestion de la consigne ! Alors que le système privé a été instauré au début du XIXe siècle pour la gestion des bouteilles des brasseurs québécois (pssst! tu peux en lire plus ici : consigneco.org/consigne-quebec-nest-dhier), le système public a été mis en place par le gouvernement pour répondre à plusieurs enjeux reliés à l’environnement en 1984. Depuis, les détaillants ont l’obligation non seulement de les reprendre, mais également de remettre en argent la valeur des retours de bouteilles consignées. Aujourd’hui, le Québec récupère en moyenne plus de 500 millions de CRU annuellement.

 

Rapporte ta consigne, sauve la planète (et sois payé pour le faire) !

L’incitatif économique de la consigne ne suffit pas à encourager certaines personnes à rapporter les bouteilles chez le détaillant. Cependant, l’enjeu de l’environnement en est un qui touche tout le monde. Le réemploi, la réutilisation et la récupération sont synonymes d’une réduction de l’utilisation des matières premières.

En effet, lorsque nous rapportons notre contenant consigné chez les détaillants, nous réduisons l’utilisation des matières premières nécessaires à la construction de la bouteille, comme le sable par exemple. Pour les CRU, l’aluminium suit un canal de valorisation qui fait en sorte que 100 % de l’aluminium est réutilisable à l’infini.

Pour en connaître plus sur les impacts de la consigne sur l’environnement, consulte notre article sur l’économie circulaire !

 

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