20 / 06 / 2019
20 / 06 / 2019

L’économie circulaire : ç’a du bon de tourner en rond

Blogue

Saviez-vous que la consigne s’inscrivait dans la logique de l’économie circulaire avant même que ce concept n’existe? Ce n’est pas d’hier que la consigne a de l’avenir… et le Québec est un pionnier en la matière!

Le principe de l’économie circulaire est simple : il s’agit d’une économie en boucle, qui élimine (ou presque) la notion de déchet. Elle repose sur l’utilisation de produits et de ressources, dont les boucles sont les plus courtes et locales possibles.

Dans ce type de cycle, le produit atteint éventuellement sa fin de vie, que ce soit après une existence très courte (un sac en plastique non recyclable utilisé une fois et mis aux rebuts, par exemple) ou plus longue (le fameux boîtier de DVD que vous traînez de déménagement en déménagement). Ensuite, tout est à recommencer, et on doit réextraire des matières premières pour donner vie à un nouveau produit.

Si, en plus, ce produit est fabriqué à l’autre bout du monde, transporté à des milliers de kilomètres sur un bateau propulsé par un sous-produit du pétrole, distribué par camion (encore du pétrole), utilisé une seule fois et jeté…. Ouch! On comprend bien à quel point l’énergie déployée pour fabriquer et distribuer le produit est immense par rapport à son utilisation, que son empreinte carbone est très élevée et que tout ça n’a rien de positif pour la planète.

 

La consigne : une vedette de l’économie circulaire

Une fois qu’on est au fait du cycle de vie classique d’un produit, on saisit vite à quel point la consigne permet de sauver de l’énergie et des ressources !

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Plutôt que de mourir de leur belle mort, les contenants de verre à remplissage multiple (la classique bouteille de bière brune de 341 ml) retournés chez le détaillant sont collectés, nettoyés et stérilisés, puis remplis de nouveau.

Leur cycle de vie se poursuit donc de manière circulaire, en circuit fermé, sans nul besoin d’en sortir. Après sa fabrication initiale, la même bouteille de bière peut ainsi retourner jusqu’à quinze fois sur les tablettes! De plus, comme tout se passe au Québec, sans qu’aucune nouvelle matière n’ait besoin d’être extraite, on a une boucle plus courte, très locale et hyper bénéfique.

Pssscht ! Et la canette d’aluminium, elle ?
L’aluminium des canettes consignées se recycle à l’infini ! Grâce au tri à la source, l’aluminium non contaminé est nettoyé, fondu et remoulé… puis rempli d’un nouveau nectar ! En tout et pour tout, l’aluminium d’une canette consignée retourne sur les tablettes en 60 jours.


Répondant aux principes de l’économie circulaire, la consigne :

  • Minimise l’extraction et l’utilisation des matières premières
  • Réduit les déchets et la pollution
  • Diminue l’empreinte carbone de l’industrie brassicole
  • Est le seul système qui permet de recycler la matière à 100 %, sans mélange ni contamination
  • Crée de l’emploi dans le secteur de la récupération

Qui aurait cru que la consigne, instaurée il y a plus de 200 ans par l’industrie brassicole, allait s’inscrire d’aussi belle façon dans une économie d’avenir? Tous ensemble, continuons à trier à la source, à rapporter nos contenants chez le détaillant et à consigner, afin de mettre l’épaule à la roue de l’économie circulaire — car cycle après cycle, c’est sur notre bien commun qu’on agit!

Sources :

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